BERNARD SCHÜTZE

Notice biographique

Bernard Schütze est théoricien des nouveaux (sic) médias et traducteur littéraire. Ses champs d'intérêt couvrent le rapport corps / technologie, la cyberculture et les contextes culturelles, ainsi que l'esthétique de l'art électronique. Montréalais d'adoption, il rédige actuellement une thèse de doctorat, à l’Université Concordia, portant sur la cyberculture au Brésil.

Titre et sous-titre de la proposition

  • Forum sur l’impact des technologies posthumaines sur l’art et l’enseignement

    Des marionnettes aux cybermarionnettes : une petite histoire de ces machines qui n'arrêtent pas de prendre corps.

Résumé de la proposition

Cette présentation explorera le petit destin de la marionnette dans ces diverse incarnations depuis le début de la modernité jusqu'au seuil de notre postmodernité actuelle. Deux textes, l'essai « Sur le théatre de marionnettes », de Heinrich von Kleist, et le conte « Le souci du père de famille », de Franz Kafka, serviront de porte d'entrée dans ce monde bizarre où des assemblages mécaniques, robotiques ou informatiques se comportent et s'articulent comme des corps. Ces deux textes soulèvent la question d'un corps machinique qui a la particularité d'être à la fois mimétique (de l'inanimé ressemblant à l'animé) et spectral (de l'inanimé étrangement animé). En partant des ces idées de base, l'analyse portera sur la figure de la marionnette dans une société hypertechnologique et une culture surmédiatisée. Le travail de Stelarc, les « avatars Internet », l'art biologique et l'art robotique seront scrutées à la lumière de concepts préalablement explicités. Le fil de la présentation sera de réfléchir à la question suivante : Entouré de machines dotées des plus en plus de fonctions humaines (reconnaissance de la voix, bras robotique, oeil électronique intelligent, etc.), où se situe le corps biologique, et peut-il encore prétendre à être le maître de ces petites machines-corps qu'il a mis au monde?